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Comprendre les causes de l’insécurité  pour mieux la combattre

Qu’est ce qui amène un jeune à se radicaliser, à s’engager dans des groupes d’extrémisme violent ? Faut-il continuer à user du terme de djihadistes pour désigner des hommes et des femmes dont le combat n’a rien à voir avec le djihad tel que prôné par le Livre Saint à une époque où cette notion avait du sens ? Quelles formes revêt l’insécurité dans le Liptako-Gourma (extrémisme violent, crimes organisé, conflit inter-intra communautaires) et quels en sont les principaux acteurs ?...etc

C’est à ces questions que cet énième atelier sur l’insécurité a tenté, trois jours durant – du 26 au 28 juillet 2017 - d’apporter un éclairage à travers une nouvelle technique d’apprentissage en vogue : la technique de la cartographie/schématisation. Une technique qui, nous apprend - on, « sert à représenter graphiquement un contexte en situant les parties aussi bien par rapport au problème que les uns par rapport aux autres » ; en l’espèce, à partir du contexte et d’une période déterminée, les participants peuvent identifier les principaux acteurs de l’insécurité dans un espace donné.

Il s’agit, simplement dit, de travaux en panel qui réunissent, dans le cadre d’un brainstorming, un nombre limité d’experts et de spécialistes, en l’espèce de questions de sécurité en provenance des trois pays membres de l’Autorité du Liptako-Gourma, du G5 Sahel et de l’Institut d’études de sécurité (ISS). A voir la liste des participants ayant pris part à ces travaux l’on est tenté de paraphraser SEM Andrew Young, Ambassadeur des Etats-Unis au Burkina Faso  pour qui cet « atelier est unique en son genre car il regroupe pour une fois toutes les sensibilités et sommités susceptibles de bien circonscrire la problématique de l’insécurité et permettre à la communauté internationale de lui apporter des solutions efficaces ».

En effet parmi les participants figuraient des gouverneurs des régions de la zone du Liptako affectées par cette insécurité, des maires des collectivités transfrontalières, des hauts gradés des Armées des pays membres en activité ou à la retraite, des députés, des anciens Ministres chargés de la sécurité, des Experts des forces de l’ordre et de sécurité, des institutions spécialisées et de la société civile, des chercheurs, le Haut représentant des Nations Unies pour le Sahel et le Mali ainsi que des représentants des pays partenaires dans la lutte contre l’insécurité au Sahel comme la France, les pays bas, les Etats-Unis, la Suisse, l’Union Européenne..

Au vu de cet aréopage complet il fallait s’attendre à ce que les débats soient riches, francs, constructifs et pleins d’enseignement. Ils l’ont été.

L’un des principaux objectifs de cet atelier qui consistait à comprendre les questions d’insécurité dans la région du Liptako-Gourma en mettant en perspective des exemples issus du cas malien et le partage de connaissances générées dans certaines localités de ladite région, a été atteint. Au sortir de cet atelier de trois jours, les différents protagonistes sont parvenus à un résultat partagé par tous : celui d’une compréhension harmonisée du contexte qui prévaut dans le lit du Liptako-Gourma à travers des exposés sur la politique nationale des Etats membres de l’ALG en matière de sécurité, la présentation de la situation sécuritaire, les réponses apportées ou en perspective aux défis sécuritaires dans chacun de ces trois pays. L’Autorité du Liptako-Gourma a apporté sa contribution en donnant une vue globalisante sur la situation de la région, un aperçu qui s’est ajouté à la description de ces situations nationales de sécurité.

C’est fort de cette compréhension commune du problème que les participants  sont parvenus à formuler de nombreuses recommandations spécifiques et transversales. (Pour des questions évidentes de sécurité, nous ne pourrions donner plus de détails ni faire une mise en commun de ces importantes  recommandations).

Une vue des participants de latelier sous regional sur linscurit dans le LIptako Gourma

Une vue des participants de l’Atelier sous régional sur l’insécurité

Sur la base de la nouvelle technique dite de « cartographie/schématisation », en passe de remplacer les techniques de cadre logique et Powerpoint tombées en désuétude,  les participants à l’atelier ont été divisés en trois groupes :  GT1 (dirigé par le Secrétaire Permanent du G5,  M. Najim  Elhadj Mohamed );  le GT2 (dirigé par le Haut Représentant des Nations Unies pour le Sahel et le Mali, SEM Pierre BUYOYA) et le GT 3 (dirigé par le Directeur Général de l’ALG , M. Saidou OUA).

Chacun des trois groupes composés à peu prés d’une vingtaine de personnes doit faire la cartographie de leur contexte et des acteurs autour de questions précises ; par exemple quel est la position des acteurs de l’insécurité, quels sont leurs motivations, leurs stratégies et moyens ? Quelles sont les relations entre tous ces acteurs et comment peut-on  représenter ces relations sur la carte/schéma etc..

Un élargissement des attributions du CTCLAA pour promouvoir la concertation entre les acteurs de la protection des végétaux

Presidium U8me runion du CTCLAA

Le présidium de la 8ème Réunion du CTLCLAA

La 8ème Réunion du Comité Technique de Coordination de la Lutte Antiacridienne (CTCLAA) dans les Etats membres de l’Autorité de développement intégré de la Région du Liptako-Gourma (ALG) s’est tenue du 17 au 19 juillet 2017, au Palais des Congrès, à Niamey, en République du Niger sous le thème : « les fléaux émergents : connaissance de leurs biologie et écologies, leurs capacités de destruction des productions végétales et stratégies de lutte dans la Région du Liptako-Gourma »

L’objectif global de la rencontre est de favoriser les échanges, le partage d’informations et la concertation entre les acteurs de la protection des végétaux, afin d’améliorer la production et la productivité agricoles et pastorales dans les Etats du Liptako-Gourma.

A l’issue de trois (3) jours de débats intenses, les participants ont  examiné l’état de mise en œuvre des recommandations de la septième (7ème) réunion ; établit le bilan des actions de lutte phytosanitaire de la campagne agropastorale 2016-2017 et ont pris connaissance des actions de défense des cultures prévues pour la campagne agropastorale 2017-2018. De même les synergies d’actions entre les acteurs des Etats membres de l’ALG d’une part et entre ces acteurs et les organisations internationales sous régionales (CILSS) de l’autre sont connus.et les Etats sont connues. Les participants  ont une meilleure connaissance des fléaux émergents qui menacent les grandes cultures et des moyens de leur contrôle et lutte.

Le bilan de la campagne agropastorale écoulée 2016-2017 a été aussi présenté dans chaque Etat membre.

La situation de la programmation pour la campagne 2017-2018 se présente comme suit :

Au Burkina Faso il faut rappeler que les principales actions programmées sont regroupées autour de quatre grands objectifs qui sont : le suivi et la surveillance phytosanitaire des exploitations agricoles, le renforcement des capacités des acteurs dans la gestion des fléaux et les autres nuisibles, les actions de réduction des dégâts sur les cultures et les pertes post-récolte et l’administration, la gestion et le suivi-évaluation. Les prévisions de superficies à traiter sont estimées à 15 000 ha.

Le coût des actions programmées est estimé à 1,3 milliards de FCFA, financé par le budget de l’Etat. La stratégie de mise en œuvre est participative dans la planification et la mise en œuvre des activités.

Au 31 mai 2017, le niveau d’exécution du Programme est appréciable. En effet, le pays a acquis des appareils de pulvérisation (AU 8000) et 8 000 litres de pesticides. Par ailleurs, des activités relatives à la lutte contre les mouches de fruits, le suivi phytosanitaire des cultures maraîchères et fruitières, les prospections aviaires, l’animation des cliniques de plantes et la formation/recyclage des Responsables des équipes de prospection et de lutte ont été réalisées.

Au Mali, 164 686 ha ont été prospectés sur 53 177 ha prévus ; 92 391 ha infestés ; 24 781 ha ont été traités sur 10 325 ha  prévus. Les quantités de produits utilisées sont  de 21 080 litres d’insecticides ULV et CE.   En outre, des  méthodes alternatives de lutte contre les insectes nuisibles et les rongeurs  ont été appliquées. 

Concernant le criquet pèlerin, 1150 ha prospectés dont 910 ha infestés et 810 ha traités avec 810 litres avec des pulvérisateurs du type AU 8115. Par ailleurs, des signalisations au niveau de la frontière avec la Mauritanie ont révélé la présence de populations de Criquet pèlerin (500 à 800 individus/ha) en mélange avec des sautériaux à très fortes densités (30 à 40/m2).

Quant au Niger, les traitements phytosanitaires ont couvert 177 668 ha sur les 244 468 ha infestés, tous ravageurs confondus, soit un taux de couverture de 72,67%. Les quantités de pesticides utilisées sont de 134 512 litres.

La situation acridienne était relativement calme sur l’ensemble des aires de reproduction estivale et de grégarisation du criquet pèlerin, ainsi que dans le Sahel des pâturages. Les superficies prospectées sont estimées à 39 372 ha dans l’Aïr et le Tamesna, dont 50 ha infestés et traités.

En somme, on note que 339 415 ha ont été infestés sur lesquels 203 274 ha ont été traités dans les trois (3) pays membres de l’ALG au cours de la campagne agropastorale 201662017.  La quantité totale de pesticide utilisé est de 157 413 litres.

Nourrie  de toutes ces discussions et informations, la rencontre de Niamey a abouti à d’importantes recommandations.

C’est ainsi qu’une des recommandations phares de cette 8ème réunion qui a regroupé, sous la présidence de Monsieur Abouba ALBADE, Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage du Niger, les experts des Etats membres, de l’Institut du Sahel (INSAH/CILSS), les Correspondants nationaux de l’ALG, des personnes ressources et les cadres de l’ALG a été d’élargir le mandat du Comité Technique de Lutte Anti Acridien. Cette révision des attributions du CTCLAA est d’autant plus nécessaire que les trois pays membres sont confrontés à la même situation (difficultés liées notamment à l’insuffisance de ressources humaines qualifiées, de moyens matériels et financiers ainsi que la problématique liée à l’utilisation des avions agricoles...) et font face aux mêmes menaces. Il en est ressorti la nécessité de la mutualisation des moyens, la  création d’un cadre de concertation sur la surveillance, la prévention, l’organisation, la planification dans l’espace ALG en matière de lutte contre les nuisibles des cultures.

En effet, malgré la concertation et la collaboration qui existent entre les Etats, certaines difficultés d’ordre administratif et technique sont apparues à l’examen, comme de véritables entraves pour les interventions de part et d’autre des frontières. Il a été alors recommandé à l’ALG de mener une réflexion pour proposer aux Etats un programme de planification cohérente sur la surveillance et la lutte contre les oiseaux ravageurs des cultures et examiner les voies et moyens pour la mise en œuvre de la lutte biologique en développant par exemple les technologies de stérilisation des mâles et l’optimisation de l’utilisation des parasitoïdes. Au niveau des OIG (CILSS, UEMOA, CEDEAO), il est envisagé une rencontre avec elles en vue de parvenir à l’harmonisation du cadre règlementaire, optimiser et rationnaliser les différentes rencontres sur la protection des végétaux.

Une vue des particpants de la 8me runion du CTLCLAA Copier

Une vue des participants de la 8ème réunion du CTCLAA dont les Représentants de la FAO et de L’UEMOA

 

Il faut noter pour finir qu’une présentation a été faite par Dr Sylvain OUEDRAOGO, Entomologue et Chercheur au sein de l’INSAH, Secrétaire permanent du Comité Sahélien des Pesticides. Son exposé a porté sur les Mouches de fruits : biologie, écologie, impacts sur les cultures et les pâturages, méthodes de prévention et de lutte

Il a abordé les aspects suivants : la connaissance des mouches de fruits (biologie, identification, écologie), le cycle de développement de l’insecte, les dégâts qu’il commet et les moyens de lutte.

Par la suite, les participants ont suivi un 2ème exposé, animé par Dr Madougou Garba, cadre de la Direction Générale de la Protection des Végétaux (DGPV/MAG/EL) au Ministère de l’Agriculture  et de l’Elevage de la République du Niger sur les oiseaux granivores avec les mêmes préoccupations que celles des mouches des fruits.

En divers, les participants ont été informés sur l’état d’avancement de la formulation du 2ème projet de renforcement des moyens de protection des végétaux et des denrées stockées dans la Région du Liptako-Gourma (PRMPV) ainsi que les activités entreprises auprès de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA), le bailleur pressenti pour consentir un nouveau financement pour ce 2ème projet.

Aux termes des échanges, les Experts ont réaffirmé la nécessité de la mise en œuvre du 2ème projet, au regard de la situation caractérisée par la prolifération de certains ravageurs majeurs, de l’insuffisance des équipements et des infrastructures ne permettant pas une lutte efficace. Il est également nécessaire de prospecter la possibilité de financement auprès d’autres bailleurs de fond.

Lire la synthese des recommandations de la 8ème Réunion…

 

Coopération Inter-OIG

Le Directeur général de l’ALG a reçu en audience  la Représentante de la Mission résidente de la Banque Ouest Africaine de Développement au Burkina Faso,  le jeudi 22 juin 2017.

Après les mots de bienvenue du Directeur général, Madame Reine AYEVA/ BROOHM  dont c’est la première visite à la maison du Liptako a remercié le Directeur Général pour sa disponibilité et s’est dite réjouie d’être accueillie par un partenaire avec lequel son institution partage une longue histoire de coopération.

C’est, du reste, pour magnifier cette coopération entre les deux institutions que Monsieur Saidou OUA a estimé devoir réserver, le 6 janvier 2017, sa première visite à ce partenaire privilégié. Il a informé son hôte du jour des évolutions institutionnelles dans lesquelles s’est engagée l’ALG depuis la dernière session de la Conférence des Chefs d’Etat de l’ALG ténue à Niamey en janvier 2017.

Une démarche novatrice pour des résultats positifs tangibles...

Le Directeur Général de l’ALG a conduit, du 29 mai au 4 juin 2017, une mission de supervision technique de quatre (4) projets de développement mis en place au bénéfice des populations du Burkina Faso et du Niger, afin de s’enquérir du niveau de leur mise en œuvre.

Ces projets retenus au financement du fonds mis en place au niveau de l’ALG dans le cadre du projet Appui à la Coopération Transfrontalière au Sahel (ACTS) et financé à hauteur de 241 736 600 F CFA par la coopération française sont exécutés dans la Région du Sahel (Dori) à Déou et Falagountou pour les projets portés par les structures burkinabés et pour le Niger, dans le département de Téra, à Hobouka, Commune Rurale de Diagourou et dans la comme Rurale du Gorouol. Ainsi que dans le département de Bankilaré.  Les deux (02) départements sont tous situés dans la Région de Tillabéry.

A Téra, au Niger, premier volet de cette visite, la mission de L’ALG a démarré par une visite au siège de l’équipe de l’unité de coordination et de gestion de l’ONG « Souba Soola », instigatrice du projet « Appui à l’aménagement durable des ressources pastorales dans la zone transfrontalière de Hobouka (PAR/ZT Hobouka) » et celui de « Développement Local Transfrontalier et d’Atténuation des Conflits Sociaux », porté par l’ONG Sahel Développement. Les entretiens avec ces deux équipes ont porté sur un rappel de l’exécution financière (qui elle, a eu lieu en amont de la visite en cours) notamment le respect des délais de consommation des crédits et les difficultés rencontrées dans l’exécution technique des deux projets.

A la suite des entretiens avec les unités de coordination et de gestion, la délégation de l’ALG s’est rendue sur les sites des projets retenus pour constater de visu de constater de visu le niveau d’exécution des activités. Là, en présence des populations bénéficiaires disponibles, les activités du projet sont passées en revue et la qualité du travail apprécié.

 

De retour du terrain et en vue de susciter l’implication et l’intérêt des officiels, une réunion de travail est convoquée d’abord au niveau de la préfecture ou mairie et ensuite au niveau du siège de l’organisme porteur du projet. Le déroulement des activités est alors passé en revue avec ces différentes structures, en guise de restitution d’étapes.

Cette démarche en trois séquences a été observée aussi bien au niveau des projets situés au Niger et ci-haut cités que ceux du Burkina Faso à savoir, le projet de sécurisation de la zone pastorale Ekéou dans la commune de Falagountou porté par la même collectivité territoriale et le projet « coopération transfrontalière autour du forage Christine au Burkina Faso ». Les équipes de gestion des deux projets et les responsables politiques et administratifs ainsi que les représentants des populations bénéficiaires ont reçu la visite du Directeur général de l’ALG et de son équipe, les 3 et 4 juin 2017.

 

Grâce à la démarche adoptée qui a favorisé un meilleur partage de l’information et l’implication de toutes les parties prenantes, ces visites se sont achevées sur une note de satisfaction quant à la manière remarquable dont se déroulent les activités sur le terrain, le niveau de consommation des crédits ainsi que l’implication des responsables communaux et des représentants des administrations techniques déconcentrées. 

La seule ombre au tableau est venue du « projet de sécurisation de la zone pastorale de Ekoué dans la commune de Falagountou avec un niveau d’exécution financière faible mais, ici également, la mission du Directeur Général de l’ALG a reçu suffisamment d’explications de la part des responsables de la commune et des diverses parties prenantes au point que les inquiétudes nées de la sous-consommation de crédit ont été levées. La spécificité de ce projet tient au fait qu’il s’agit de sécuriser une zone pastorale partagée par quinze villages. Il existe, à ce niveau, de gros besoins en information communication à l’endroit de toutes les parties prenantes ; ce à quoi s’est attelée l’équipe du projet afin de garantir et de sécuriser définitivement les acquis. Les réalisations –principalement des travaux de bornage et de délimitation des aires de pâturage et des couloirs de passage des animaux ne prennent pas trop de temps et l’équipe dirigeante du projet a donné suffisamment de gages qu’elle est consciente des enjeux et qu’elle n’enregistrera pas de retard dommageable à la bonne exécution du projet.

D’une manière générale, tous les quatre projets se déroulent sur le terrain sans difficulté majeure et le Directeur général, Monsieur Saidou OUA qui n’a cessé, tout au long de ce périple, de fournir conseils et recommandations aux unités de gestion des projets financés par ACTS, est réparti satisfait et confiant. Mais, à le voir si engagé et déterminé lors de ces visites sur le terrain, bravant, malgré l’observance du jeûne du mois de ramadan, la canicule et un soleil de plomb sous ces cieux sahéliens, ces no mans land désertiques où ne pousse parfois nul arbuste dont l’ombre peut protéger des dards d’un féroce soleil de mois de mai, les responsables des unités de coordination et de gestion des projets visités ainsi que sa délégation, dont beaucoup de membres peinaient à suivre et maintenir son rythme, ne s’étonneront pas, sans doute, à le voir revenir de sitôt sur ces lieux. Pour assurer un suivi régulier et de proximité, gage de pérennisation des acquis.

 

Une rencontre avec les populations bénéficiaires est organisée à chaque étape pour mesurer son degré

de motivation et d’implication. Ci-dessous le Dg de l’ALG au domicile du Chef du village de hobouka (Niger)

Rencontre le 1èr juin avec les Responsables de l'ONG SADEV à leur siège

 

 Réunion de travail avec les membres de l'unité de gestion du CRUS à Dori

 

Les responsables du Forage Christine avec le maire de Déou (écharpe blanche)

 

S’inspirer de l’Expérience des Ainés …

 

Comment mettre sur pied, dans des délais serrés, une force multinationale de sécurité pour une organisation qui durant 47 ans n’a fait que du développement ?  A l’Autorité du Liptako-Gourma, depuis la 2ème Session  Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de l’ALG tenue à Niamey, en janvier 2017, un Sommet qui a décidé d’étendre la mission de développement de l’Organisation à la sécurité avec la création d’une force multinationale de sécurisation du Liptako-Gourma, cette question est  sur toutes les lèvres et ressemble, vue des locaux du 417, Avenue Kwamé Nkrumah de Ouagadougou, à une « équation à plusieurs inconnues » pour reprendre la formule mathématique du même nom.

 

En tous les cas, la création de cette force est un énorme enjeu pour l’Autorité. Aux yeux de Monsieur Saïdou OUA, son Directeur Général, la mise en place de la « Force du Liptako » est d’autant plus urgente que l’actualité sécuritaire dans les trois pays membres ne laisse guère de choix ni de répit  à son Organisation : pas une quinzaine de jours ne passe, dans la Région du Liptako-Gourma, sans son lot d’attaques et/ou d’enlèvements. Pire, personne n’ose s’y aventurer sans solide escorte militaire y compris l’Institution qui y porte le nom; ce qui est un comble pour l’ALG qui y a travaillé pendant des décennies et dispose de nombreux projets…

 

Pour résoudre cette question, le Directeur de l’ALG multiplie réunions et voyages. La plus récente en l’espèce est cette mission effectuée, du 26 au 29 avril 2017, à N’Djamena au siège de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT) qui entre dans le cadre d’une série de rencontres avec les organisations de coopération intervenant dans les domaines du développement et de la sécurité et a pour objet de s’enquérir de l’expérience de ces organisations, en l’espèce la CBLT, dans la gestion sécuritaire du Bassin du Lac Tchad.

 

Au siège de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), à N’Ndjamena, la Délégation de l’ALG a été reçue en audience par le Secrétaire Exécutif qui assure cumulativement, les fonctions de Chef de Mission de la Force Multinationale Mixte de la CBLT (FMM/CBLT), en présence de certains de ses collaborateurs. Aussi, Monsieur Sanussi Imran ABDULLAHI a souhaité la bienvenue à la délégation de l’ALG et s’est dit très honoré du choix porté sur son Organisation par l’ALG pour cette visite de travail. L’entretien qui a réunit les deux chefs d‘institution a été mis à profit pour échanger sur les questions sécuritaires et de géopolitique.

 

Le Directeur Général de l’ALG a remercié le SE/CBLT et ses collaborateurs pour l’accueil chaleureux réservé à sa délégation. Il a ensuite présenté l’Autorité du Liptako-Gourma et informé son hôte des mutations en cours suite aux décisions des Chefs d’Etat d’élargir la zone d’intervention de l’Organisation qu’il dirige à l’ensemble des territoires des trois (3) Etats membres et ses domaines d’intervention à la sécurité ainsi que leur décision de créer une Force Multinationale de Sécurisation du Liptako-Gourma (FMS/LG), objet de sa mission.

 

A la suite de son hôte, le SE/CBLT a, à son tour présenté son Organisation, évoqué les défis auxquels le Bassin du Lac Tchad est confronté, en insistant surtout sur la création de la FMM/CBLT et donné quelques conseils d’usage au Directeur Général de l’ALG. Il s’est appesantit sur le mandat confié à la CBLT relatif à la préservation de la paix et de la sécurité dans ses pays membres, avec notamment la création,  en 1994, d’une Force Multinationale Mixte (FMM) créée pour aider le Niger et le Tchad à lutter contre des rebellions armées auxquelles ces pays font face et éviter que les rebelles très actifs dans la zone, depuis 1990, ne perpétuent leurs actions criminelles en se servant du Nigéria comme base arrière. Il a fait un bref rappel historique en rappelant les difficultés de fonctionnement qu’avait connues cette force au moment de sa création, en raison principalement du différend frontalier en cours de l’époque entre le Nigéria et le Cameroun à propos de l’appartenance revendiquée par chacun des deux pays de la presqu’île de Bakassi. Cette crise avait entrainé le retrait des troupes camerounaises de la force.

 

Le règlement à l’amiable de ce différend frontalier entre les Etats dans le cadre de la CBLT et sous l’égide de l’Union Africaine et de l’Organisation des Nations Unies a eu comme effets positifs la réactivation de la Force Multinationale Mixte sous la tutelle de la CBLT et la relance de ses activités.

Puis vint le second déclic consécutif à l’apparition du groupe Boko Haram dont les agissements criminels vont  amener les Chefs d’Etat de l’Organisation à tenir un sommet pour rendre cette force plus opérationnelle. Cette rencontre aura pour mérites de statuer sur un certain nombre de blocages tels que la désignation du pays qui accueillera le siège de l’Etat-major de la force, la répartition des postes de commandement et la contribution en effectifs de chaque Etat à la FMM/CBLT.

 

Du point de vue financier, pour assurer un fonctionnement adéquat de la FMM, les pays participent au prorata de leurs moyens. Toutefois, en vue certainement du développement de son leadership dans la région, le Nigéria s’est engagé pour un montant de 100 millions de dollars US.

 

Des partenaires techniques et financiers, notamment l’Angleterre et l’Union Européenne (50 millions d’euros) via l’Union Africaine contribuent également au financement de la Force. Le pays abritant l’Etat-major, en l’occurrence le Tchad, a fait don d’infrastructures pour servir provisoirement de quartier général en attendant que la force soit dotée de son propre siège.

 

Concernant le mode opératoire de la Force sur le terrain, la délégation de l’ALG apprendra auprès de son hôte que les opérations de la FMM sont menées par ses seuls éléments dans certains cas et dans d’autres, conjointement avec les armées nationales.  Le Secrétariat Exécutif de la CBLT finance entièrement les opérations de terrain à travers des dotations en carburant, l’achat de munitions, l’entretien du matériel et le paiement des indemnités des éléments de la Force (hommes de rang, sous-officiers, officiers et officiers d’Etat-Major) dont l’effectif est de 10 500 hommes.

 

Les interventions de la Force, ont eu pour résultats positifs une réduction considérable des capacités de nuisance du groupe terroriste Boko Haram dont les attaques se raréfient.

Au cours de cette rencontre, Le SE/CBLT a également donné quelques conseils au Directeur Général quant aux difficultés éventuelles qui pourraient surgir lorsqu’il s’agit d’engager des troupes sur des terrains pour des opérations de sécurisation.

 

Le Directeur Général de l’ALG a reçu des mains du Secrétaire Exécutif, le symbole de la FMM/CBLT.

 

A la suite de l’entretien avec le secrétaire exécutif, le Directeur Général de l’ALG s’est rendu au Quartier Général de l’Etat-major de la Force Multinationale Mixte/CBLT où il a été accueilli par le Commandant par intérim de l’Etat-major assisté de certains officiers, responsables d’unités.

 

A l’issue de la séance de travail, le Directeur Général de l’ALG a signé le livre d’or de l’Etat-Major de la FMM et reçu des mains du Commandant par intérim en guise de cadeau, le symbole de la FMM/CBLT. Cette visite s’est terminée par la visite des locaux et installations de la composante civile de la Force dont le financement est assuré par l’Union Africaine. 

 

Enfin, la délégation de l’ALG a eu, le vendredi 28 avril 2017 dans les locaux du Secrétariat Exécutif, une séance de travail avec les Coordonnateurs régionaux des Programmes de la Commission en cours, à savoir le Programme de développement durable du Bassin du Lac Tchad (PRODEBALT) et le Programme de réhabilitation et de renforcement de la résilience des systèmes socio-écologiques du Bassin du Lac Tchad (PRESIBALT).

 

Au cours de cette séance de travail, les deux Coordonnateurs ont, tour à tour, fait une présentation de leurs programmes respectifs (les sources de financement, les objectifs poursuivis, les coûts et la durée des programmes, etc..)

 

Pour information, la CBLT a été créée le 22 mai 1964 par le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad. Elle compte actuellement six (6) Etats membres avec l’adhésion de la République Centrafricaine et celle de la Libye. Cette Organisation  a pour mandat  la gestion durable et équitable du Lac Tchad et des autres ressources en eaux partagées du bassin éponyme ; la préservation des écosystèmes du Bassin Conventionnel du Lac Tchad ; la promotion de l’intégration et la préservation de la paix et de la sécurité transfrontalières dans le Bassin du Lac Tchad.

 

Le Directeur Général reçoit une équipe de l’USAID porteur d’un programme  de lutte contre l’extrémisme violent au Sahel. 

Le Directeur général a reçu, ce mercredi 12 avril 2017, en milieu de matinée, une équipe de travail de l’USAID conduite par Ina PISLARU, Conseillère principale en Gouvernance au Bureau régional Afrique de l’Ouest  de l’Institution à Accra au Ghana. 

Cette rencontre de travail a réuni autour de la table la délégation conduite par la Conseillère principale et composée de Madame Rouguiatou Diallo, Directrice régionale du projet ‘’Partenaires pour la Paix’’,  M. Fabrice BOUSSALEM le Directeur adjoint du projet et de KOALAGA Oumarou Paul, consultant auprès de Creative Associates International. Pour la circonstance, le Directeur Général, M. Saidou OUA était également entouré de ses collaborateurs.

« Partenaires pour la Paix » est un programme important de l’USAID, financé à hauteur de 13 millions de dollars U.S et conçu pour une durée de cinq années  en vue d’aider un certain nombre de pays situés en Afrique de l’Ouest à renforcer leurs capacités à lutter contre l’extrémisme violent. Pour cette première phase, ce programme concerne le Burkina Faso, le Niger, le Tchad et le Cameroun. L’approche adoptée par le projet vise à donner aux institutions et organisations de l’Afrique de l’Ouest les moyens de mettre en œuvre des efforts de consolidation d’une paix durable à long terme.

Le projet aidera les gouvernements à élaborer des stratégies nationales de lutte contre l’extrémisme violent et appuiera sur un plan régional des organisations telles que la CEDEAO et le G5 Sahel. La délégation est venue présenter cette structure aux responsables de l’ALG et voir justement les possibilités de collaboration future.

Pour l’Autorité du Liptako-Gourma dont la mission de développement vient d’être étendue à la sécurité avec la création récente, à l’occasion de la 2ème Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de l’ALG ténue en janvier 2017 à Niamey(Niger)  d’une force multinationale de sécurisation du Liptako-Gourma, cette visite ne pouvait mieux tomber. En effet, l’Organisation s’active et réfléchit, depuis la rencontre récente au sommet de ses  hauts responsables au Niger, à rechercher les ressources pour, à la fois, élaborer une stratégie commune de sécurité au bénéfice de ses trois pays membres et mobiliser les moyens pour appuyer les actions de la Force multinationale en préparation.

Les deux parties se sont félicitées de leurs échanges constructifs et ont promis de se revoir pour approfondir les contacts et définir un programme de travail concerté en vue d’une collaboration fructueuse.

La Conseillère principale en gouvernance Ina PISLARU et Mme Diallo Rouguiatou, Directrice régionale du projet.

Les deux autres membres de la délégation, M.KOALAGA de l’Agence ‘’Creative Associates International’’ et F.BOUSSALEM du projet « Partenariat pour la Paix ».

 

La Paix et la sécurité au centre des débats

L'équipe du Bureau du PNUD Burkina Faso en séance de travail dans la salle de réunion de l'Autorité du Liptako-Gourma à Ouagadougou.

Une équipe du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a été reçu par le Directeur Général hier jeudi 13 avril 2017 en fin de matinée.

Conduite par le Conseiller Paix et Sécurité du bureau du PNUD à Ouagadougou, Monsieur Abass Said AHMED, la délégation a eu une séance de travail avec le Directeur Général et ses collaborateurs sur les thèmes de paix et sécurité.

Le Directeur Général de l’ALG a présenté son institution à ses hôtes tout en mettant en exergue les transformations institutionnelles à venir telles que décidées par la 2ème Session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de l’ALG ainsi que les décisions prises lors des récentes Sessions de Conseil des Ministres relatives, entre autres, à l’élargissement du champs d’actions et de la nouvelle mission de l’Organisation qui va évoluer dans le continuum développement sécurité.

« le PNUD est justement préoccupé par la question sécuritaire dans la région sahélienne et c’est justement l’objet de notre visite entreprise auprès de l’ALG, indique le Conseiller Abass Ahmmed. Jusqu’à une date récente, poursuit le Conseiller, le Burkina Faso était relativement épargné par ce fléau mais, dorénavant, surtout avec les incessantes attaques dans le nord de ce pays, il faut croire qu’aucun pays n’est à l’abri »

Dés l’instant où ce phénomène se généralise et devient une source principale de préoccupation pour tous les Etats, le  PNUD ne peut pas rester insensible et sans réagir. C’est pourquoi « nous sommes venus à l’Autorité du Liptako-Gourma, pour voir quelle compréhension votre organisation a de ce problème d’insécurité  et examiner avec vous, comment mettre nos connaissances et expertises en commun afin d’engager une réflexion commune et trouver des solutions pérennes à cette situation. »

Le Conseiller a profité pour informer les responsables de l’ALG qu’un pays, membre de leur Organisation, à savoir le Burkina Faso a été choisi pour être le porte-flambeau du concept « Paix durable » une approche élaborée par la Banque mondiale dans les années 90 et que le PNUD veut remettre au goût du jour dans le cadre de l’établissement et de la consolidation de la paix. Cette approche qui se veut novatrice met en avant deux pays, le Burkina Faso et le Sri-Lanka, aux expériences différentes pour voir, à terme, quelles leçons tirer de la mise en œuvre de ces deux expériences pilotes. L’initiative va bénéficier de certains moyens politique, financier l’entregent du facilitateur et négociateur bien connu, Ibn Chambass et la mobilisation de la communauté internationale.

Les deux délégations ont passé en revue différentes sources de collaboration et ont décidé de se revoir afin de peaufiner des initiatives de coopération.   

 

Une Poignée de mains ferme entre les deux Responsables comme pour sceller le renforcement futur de la collaboration entre l'ALG et la coopération  Française

 

La coopération entretenue depuis Février 2015 entre le Ministère des Affaires Etrangères et du développement international de la France et l’Autorité du Liptako-Gourma (ALG), à travers le projet d’Appui à la Coopération Transfrontalière au Sahel (ACTS) ainsi que les opportunités de renforcement de ce partenariat ont été les principaux sujets des échanges entre les deux responsables.

 

L’ACTS est un projet qui s’illustre par une approche novatrice alliant les deux facettes du continuum sécurité-développement et qui entend imprimer une nouvelle philosophie d’intervention et de coopération à travers de petits appuis solides et bien réfléchis dont l’impact multiplicateur peut créer des changements positifs au sein des communautés bénéficiaires. C’est le cas récemment avec le lancement, les 14 et 16 février 2017à Dori (au Burkina Faso) et Téra (au Niger) de cinq projets sélectionnés dans le cadre dudit projet pour un montant de plus de deux (200) cent millions de nos francs.

 

La seconde partie de l’entretien s’est appesanti sur les questions de sécurité et de défense d’autant qu’à l’occasion de leur deuxième Conférence extraordinaire tenue à Niamey le 24 janvier 2017, les Chefs d’Etat de l’ALG, conscients que les menaces sécuritaires transfrontalières constituent un frein au développement de leur sous région, sont convenus de renforcer leur solidarité, d’asseoir un mécanisme de coordination et de mutualiser leur moyens d’intervention dans le cadre de l’ALG. C’est dans cet esprit qu’ils ont décidé de créer, sous l’égide de l’ALG, la Force Multinationale de sécurisation du Liptako-Gourma (FMS/LG) pour assurer un contrôle effectif de leur espace commun.

 

Le Directeur de la coopération de Sécurité et de Défense a posé de nombreuses questions relatives à la création et au fonctionnement de cette nouvelle force qui viendra, avec La force Barkhane et la Force conjointe du G5, renforcer le dispositif de sécurité au Sahel. Le Directeur Général de l’ALG en a profité pour faire un bref résumé des principales conclusions de la 2ème Conférence des Chefs d’Etat de l’ALG, notamment l’élargissement du champ d’actions de l’Organisation sous régionale ainsi que la nouvelle mission à elle confiée. Les relations et liens à tisser entre les forces présentes dans le sahel et leurs besoins en aide logistique ont fait l’objet de discussions entre les deux responsables et leurs collaborateurs.

 

Pour finir le Général Didier Brousse a rappelé la disponibilité du Gouvernement français à poursuivre son appui à l’Autorité du Liptako-Gourma pour lui permettre de s’investir avec beaucoup plus d’efficacité dans ses nouvelles missions.

 

Le Directeur général de l’ALG a quant à lui remercié son hôte pour sa visite qui dénote le sentiment d’estime dans lequel les Autorités françaises tiennent l’ALG et lui a demandé de bien vouloir transmettre à ces autorités, en retour, sa gratitude ainsi que celles des populations de la région du Liptako-Gourma.

 

Le Directeur de la coopération de Sécurité et de Défense était accompagné au cours de cette visite à l’ALG par le Lieutenant-colonel LESUER, Officier géographique DCSD au Ministère français des Affaires Etrangères, du Colonel Yves-Nicolas DOSSER, Attaché de défense à l’Ambassade de France au Burkina et du Commissaire divisionnaire Isabelle BAERT, Attachée de sécurité intérieure à l’Ambassade de France au Burkina Faso. 

 

 Création d’une force multinationale pour sécuriser la Région du Liptako-Gourma

 


Le présidium de la 2ème Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat de l'ALG

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Une vue des participants à la 2ème Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat de l'ALG

La 2ème Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de l’Autorité de Développement Intégré de la Région du Liptako Gourma (ALG) s’est tenue le mercredi 24 janvier 2017, au Palais des Congrès de Niamey, sous la présidence du Président de la République du Niger, Monsieur Issoufou MAHAMADOU, Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat de cette Organisation sous régionale, en présence du Président du Faso, SEM. Roch Marc Christian KABORE et du Premier Ministre malien, Monsieur Modibo KEITA. De nombreuses personnalités tant de la vie publique et politique que militaire nigériennes et du monde des Organisations Internationales et diplomatiques accréditées au Niger ont assisté à l’ouverture officielle de cette rencontre.

Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, la Région frontalière entre le Burkina, le Mali et le Niger, communément appelée Liptako- Gourma, trait d’union entre le Burkina Faso, la République du Mali et la République du Niger, jadis havre de paix, est en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels de tous genres.

 

Il est devenu pratiquement impossible de suivre les nouvelles du jour, dans les journaux, à la télévision et dans les radios sans tomber sur des informations faisant état d’attaques dans la région, de personnes tuées, des biens et matériels emportés etc.

     Ces attaques répétées, suivies de mort d’hommes et de dégâts matériels importants, occasionnées par les terroristes qui se replient d’une zone à l’autre après leurs sanglants forfaits, ne pouvaient laisser les Chefs d’Etat de la Région sans réaction.

     C’est pour y mettre un terme, sauvegarder la paix et permettre la poursuite de la mise en œuvre des activités de développement menées depuis des décennies par l’Autorité de développement intégré de la Région du Liptako-Gourma, que les Chefs d’Etat de la Région ont convoqué les assises 2017 de leur Organisation commune dans la capitale nigérienne ce mercredi 24 janvier 2017. En effet, ces nouveaux défis sécuritaires dont leur région est confrontée, en plus de la pauvreté endémique et de son isolement, plombent tout développement dans cette région.

     Cette Conférence qui a pour thème « sécurité et développement dans la Région du Liptako-Gourma » a été précédée par la 10ème Session Extraordinaire du Conseil des Ministres de l’ALG tenue le 23 janvier 2017, elle-même précédée de la réunion des Experts préparatoire en date du 22 janvier.

     Dans l’allocution d’ouverture prononcée en cette occasion, le Président de la République du Niger et Président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat des pays de l’ALG, SEM Issoufou Mahamadou a notamment insisté sur les défis auxquels fait face l’Espace ALG, avant de relever la nécessité d’une synergie d’actions et d’une mutualisation des efforts et des moyens entre les pays membres en vue de créer les conditions d’un plein épanouissement des populations de l’Espace commun

   Le Président en exercice de l’ALG qui a brossé une cartographie succincte de la situation sécuritaire à laquelle font face les trois Etats a réaffirmé, sans ambages, l’engagement pour ces Etats d’intensifier la coopération transfrontalière dans un contexte mondial où l’agrégation des forces et des potentialités est essentielle pour bâtir un développement durable. « Nous avons le devoir de mener de front à la fois les actions de développement et celles de protection des frontières, des personnes et des biens. Le Conseil des Ministres statutaire de l’ALG, pour la première fois, élargi aux Ministres en charge des Affaires Etrangères et de la Coopération ainsi qu’à ceux chargés de la défense témoigne de cette évolution. En adoptant le projet de Traité Révisé et les modalités de coopération en matière sécuritaire, notre deuxième Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat permettra à notre Organisation commune d’effectuer une mutation profonde pour aborder plus efficacement les questions de développement et de sécurité si vitales pour notre espace géographique » », dira t-il dans son discours d’ouverture.

    Des conclusions tirées de cette rencontre, on peut en retenir deux, lourdes de sens, à la fois pour ses dirigeants et pour l’Institution : D’abord la signature, ce 24 janvier 2017, du Traité révisé de l’ALG lequel donne, en quelque sorte, le signal de départ du processus d’élargissement de l’ALG à l’ensemble des territoires des trois Etats membres tel que l’ont décidé les Chefs d’Etat des trois pays membres lors de leur sixième (6ème) Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat tenue à Gao ( Mali) en 2005 et réaffirmée par le Septième (7ème) Sommet ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de l’ALG de Niamey en date du 24 novembre 2011. L’étape de la ratification par les parlements des trois pays membres, dans les semaines ou mois à venir, consacrera l’entrée en vigueur officielle de la nouvelle ALG, à travers la mise en œuvre des recommandations de l’Audit structurel dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle entrainera une ribambelle de changements dans l’appellation de l’Institution, son organigramme, ses statuts, ses moyens, sa mission, etc.

     La deuxième conclusion importante de cette rencontre est la décision de création d’une nouvelle force, la Force Multinationale de Sécurisation du Liptako- Gourma en abrégé (FMS-LG). Sans trahir le secret militaire, on peut indiquer après un bref exposé des Responsables militaires ayant participé à la 10ème Session extraordinaire du Conseil des Ministres que cette force a un caractère permanent, à la différence, par exemple, des opérations ponctuelles menées dans le cadre du G5 Sahel dont elle est une initiative complémentaire. Elle réunira des effectifs en provenance de tous les corps militaires et paramilitaires (militaires de rang, policiers, gardes, gendarmes). Il est prévu un Commandant et un adjoint pour diriger ladite force dont l’état-major sera basé à Niamey, pour des raisons de proximité à la zone des opérations.

Les détails complets et les dispositions juridiques sur la création et le fonctionnement de cette force seront consignés dans un mémorandum d’entente, en cours d’élaboration, entre les Etats –major des trois pays membres de l’ALG.

Pour plus d’informations, nous vous invitons à lire le communiqué final ayant sanctionné les travaux de la 2ème Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat du Liptako-Gourma.

 

Tenkodogo a abrité du 09 au 14 décembre les travaux de la 53ème session ordinaire du Conseil des Ministres de l’ALG, précédée d’une session extraordinaire.

La cinquante troisième session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Autorité de Développement intégré de la Région du Liptako-Gourma s’est tenue du 9 au 14 décembre 2016 dans la salle de Conférences de l’Hôtel LAAFI à Tenkodogo, en présence des premiers responsables des Ministères de tutelle techniques du Burkina Faso, du Mali et du Niger, respectivement, Monsieur HASSANE BARAZE MOUSSA, Ministre des Mines de la République du Niger, Représentant Madame KANE AICHATOU BOULAMA, Ministre du Plan de la République du Niger, Présidente en exercice du Conseil des Ministres, Professeur Tiémoko SANGARE, Ministre des Mines, pour la République du Mali et Madame Edith Clémence YAKA, Ministre Déléguée auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, chargée du Budget, pour le Burkina Faso. Le-Prsiduim-de-la-53me-sessin-ordinaire-CM

Le présidium de la 53eme session ordinaire du Conseil des Ministres

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Le présidium de la 8eme session extraordinaire du Conseil des Ministres

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Une vue des cadres de l'ALG à la 53ème session

Après Bamako en 2015 et Tenkodogo en 2016, le Conseil est prévu pour se tenir dans le troisième trimestre de l’année 2017 au Niger, soit dans la capitale, Niamey où dans une région du pays situé dans la Région–partie de l’Autorité du Liptako-Gourma

Lire, ci-dessous le communiqué final contenant l’essentiel des décisions prises par les Ministres de tutelle, lors de cette 53ème session à Tenkodogo. Communiqué final

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