mercredi, mai 22, 2024
spot_img

PRESENTATION

La coopération transfrontalière est aujourd’hui perçue, tant au niveau continental qu’au niveau régional comme un instrument de prévention structurelle des conflits et comme un moyen de gommer les «effets frontières» dans une perspective d’intégration régionale, de gérer en commun les problèmes partagés et d’améliorer les conditions de vie des populations vivant dans les espaces transfrontaliers. Elle inscrite dans l’agenda de l’ALG depuis 2006 et son Traité révisé du 24 janvier 2017 en fait un des principes fondamentaux de l’Organisation.

Parmi les cinquante-cinq (55) Etats membres de l’Union Africaine, les trois (3) Etats membres de l’ALG sont les tous premiers à ratifier la Convention de l’Union Africaine sur la coopération transfrontalière dite ‘’Convention de Niamey’’ adoptée le 27 juin 2014 à Malabo (Guinée Equatoriale) par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de ladite organisation.

En matière de coopération transfrontalière, l’ALG inscrit ses actions dans:

  • l’amélioration du cadre juridique de la coopération transfrontalière dans ses Etats membres ;
  • l’appui à la coopération transfrontalière entre les autorités administratives frontalières ;
  • l’appui aux initiatives locales de coopération transfrontalière portées les collectivités territoriales ;
  • l’appui-conseil
  • le renforcement de la coopération et/ou du partenariat avec les autres organisations régionales et sous régionales et les organisations non gouvernementales.

L’ALG a contribué et a été associée à la création de certaines structures locales transfrontalières entre collectivités territoriales de la Région du Liptako-Gourma, notamment :

  • la Cellule de Coopération Décentralisée Transfrontalière des Collectivités Territoriales du Sahel (C3SAHEL). La Convention-cadre de coopération de ladite structure en PDF ;
  • le Groupement Local de Coopération Transfrontalière (GLCT) Sahel-Tillabéry (Convention de coopération transfrontalière dudit Groupement en PDF);
  • le Groupement Local de Coopération Transfrontalière (GLCT) Gulmu-Tillabéry (Convention de coopération transfrontalière dudit Groupement en PDF) ;
  • le Groupement Local de Coopération Transfrontalière (GLCT) Kénédougou ;

Entre les autorités administratives frontalières, l’ALG avait initié depuis 2019 la création d’un Cadre de Concertation des Gouverneurs des régions frontalières du Liptako-Gourma. Les Ministres en charge de l’administration territoriale des Etats membres l’ALG, à l’occasion d’une réunion tenue le 12 mars 2020 à Bamako (Mali) ont salué et soutenu la création dudit Cadre qui se veut un cadre de coopération transfrontalière plus étroite entre les autorités administratives.

En termes de programmes et projets, l’ALG a contribué :

  • en tant qu’Agence d’Exécution de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique (CEDEAO) à la mise en œuvre du Projet pilote de Coopération Transfrontalière dans la zone Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso communément appelée SKBo, espace transfrontalier entre le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Mali ;
  • à la mise en œuvre du Programme Frontière de l’Union Africaine (PFUA) ;
  • à la mise en œuvre du Projet d’Appui à la Coopération Transfrontalière au Sahel (ACTS).
  • à la mise en œuvre du Programme conjoint d’appui aux activités de coopération transfrontalière dans la Région du Liptako-Gourma financé par l’Agence Suédoise de Coopération Internationale au Développement (ASDI) en collaboration avec huit (8) agences onusiennes et exécuté entre 2020 et 2022 ;

Elle contribue également à la mise en œuvre des Plans Transfrontaliers de Développement Local (PTDL) élaborés par les GLCT (exemple de C10Sourou) et autres structures transfrontalières (exemple de la C3Sahel)